Chronique : PETITE HISTOIRE AU SERVICE DE L’HYPNOSE

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Du Cercle à la Spirale

« C’est le Serpent qui se mord la queue… »

Quand ces mots sonnent entre les murs de son cabinet, l’hypnotiseur, à l’affut des paradoxes et vigilant à l’articulation des volontés conscientes et inconscientes, sait qu’il est face à l’une de ces expressions révélatrices d’un point d’inflexion, où l’expérience qu’il mettra au service du changement permettra la bascule et la ré-harmonisation des différentes composantes de l’être accompagné.

L’impression de boucle qui n’en fini plus serait alors l’expression d’ un paradoxe, qui donnerait la sensation à son orateur de le déposséder des solutions conscientes qui lui permettraient de la briser (vécu recurrent, comportement auto-entretenu, amplification, blocage etc.) et placerait son objectif à l’exterieur de la boucle, en dehors de ses perspectives.

Assez régulièrement, ces boucles peuvent rejoindre en explication consciente les modèles des PNListes et autres accompagnants TCC, dans la notion de Tête Cœur Corps ou respectivement Processus Interne, Etat Interne et Processus Externe, où la boucle se manifeste alors, lorsque problématique, comme un renforcement négatif où comportements, pensées et émotions produisent au sein du système des réponses qui les maintiennent en place.

L’hypnose devient alors l’expérience accompagnant le changement de l’un ou plusieurs de ces champs, initiant la boucle méliorative qui engendrera le retour du sujet à sa norme intime. Et, à l’instar des maladies corporelles qui influent sur l’esprit et bouclent, ou inversement le thérapeute, en modulant l’état soit du corps, soit de l’esprit, contribue à la création du cadre le plus propice à l’activation des ressources personnelles de guérison.

Tout l’enjeu serait donc de passer du Cercle à la Spirale, et il sera dans ce cadre toujours intéressant de remarquer qu’il suffit de regarder une boucle en trois dimensions pour s’apercevoir qu’elle s’avèreêtre une spirale, à l’instar de la double hélice d’ADN ou du Yin Yang. Ainsi, toute sensation de boucle, moyennant la bonne perception, s’inscrit dans une dynamiquede progression.

Où la personne en devenir voyait une boucle qui la coupait de l’accomplissement de son objectif (incluant la potentielle mésestime associée à la distance « perception de soi » et « vouloir être » – pouvant par ailleurs alimenter la boucle), une fois l’expérience vécue elle constate se retrouver, dans les deux sens, au sein d’une spirale d’amélioration continue qui produit naturellement les résultats souhaités, et se retrouve alors sur le chemin de réalisation de son objectif, alignée avec ce dernier. Comme Sangoku courant sur le chemin du serpent, elle réintègre son chemin de réalisation, son axe, ou réalise qu’elle était déjà dessus.

Petite Histoire, trois hommes dans un bateau…

Tête, Cœur et Corps. Tous ayant une idée précise de la manière de naviguer et tous tournant en rond. Lorsque soudain, l’objectif leur apparait, tel un cap ou un phare, tous trois s’alignent animés par la même envie de naviguer dans sa direction. Le courant accompagne la mise en mouvement du bateau qu’ils induiront, initiant alors leur expérience ainsi que le voyage au service duquel ils évolueront, réaliseront et en récolteront les fruits associés.

Si la Spirale se revêt du mouvement, la nécessité d’un cap est au service de l’alignement, car toute spirale possèdera un axe figuré ou imaginaire autour du quel elle s’enroulera afin de produire, comme la vis sans fin d’Archimède, les fruits de son action. Passant du cercle à la spirale, réintégré dans son mouvement, le serpent pourra alors se voir restitué au service de son vrai sens, que ce soit le mouvement perpétuel, ses transformations constantes ou encore ses cycles qui lui permettent de grandir.

Alors je vous pose la question, en 3 dimensions, l’ouroboros se mord-il réellement la queue ?

Conclusion

Kundalini, Ouroboros, Caducée, Bâton d’Asclépios, Coupe d’Hygie, ou autre Lemniscate, seront autant de représentations et de symboles aux nombreuses références qu’il conviendra à l’hypnotiseur de faire vivre au service de ce que cela permet, telle l’image « symbole », Xiang en chinois qui représente la dépouille d’un éléphant mort et qu’il faut imaginer lorsqu’il était vivant et animé d’un mouvement pour l’habiter et lui donner vie.

Pour l’Hypno-Tisseur sur son Métier, il conviendra alors de s’interroger sur l’histoire qu’il souhaite être racontée. Et si emblème devait être choisi, comme pour médecin ou autre pharmacie, toute symbolique comme en tout ce qu’il vit serait remplie au service du sens de que cela produit.

Pour ma part, de spirale en axe en serpent, suite à ce voyage je vous invite à laisser mue ici et d’observer le changement.

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