Inconscient, autohypnose et mal de tête

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Tout le monde le sait : ma modestie est légendaire.

A tel point que je suis parfois obligé de me la raconter un peu pour faire une bonne moyenne, n’est-ce pas ?

Dans un de ces grands moments de modestie, lors des formations en hypnose et au moment où on aborde l’autohypnose, je dis souvent que l’autohypnose devient très vite extrêmement simple et qu’une fois qu’on l’a vraiment bien travaillé il n’y a quasiment plus besoin de rien, juste d’exprimer son objectif à son inconscient et de le laisser faire en arrière-plan.

Mais ça, c’était avant…

Car l’inconscient aime par-dessus tout te faire passer des messages et te montrer que ça reste lui le boss.

Mal de tête du jeudi matin

Jeudi main, je me réveille avec un méchant mal de tête. J’ai la chance de rarement en souffrir mais là c’est assez violent : la tête dans un étau et les yeux enfoncés dans leur orbite avec les enfants bien speed à crier partout le matin avant d’aller à l’école, sinon c’est pas marrant.

J’envoie donc un message express à mon inconscient, lui demandant de faire ce qu’il faut pour que ça se calme le plus rapidement possible. Et… rien. Aucune amélioration malgré quelques relances et négociations internes.

Le mal de tête étant de plus en plus présent, je me dis qu’il faudrait peut-être que je passe par une séance un peu plus complète. Vu qu’on revenait de la formation pour le personnel médical et qu’ils avaient halluciné des résultats rapides qu’ils ont obtenu avec la technique de la salle de contrôle, je pars là-dessus.

Une salle de contrôle autohypnose à l’abandon

Ma salle de contrôle en autohypnose

Mon ancrage d’induction fonctionne encore : respirer 3 fois, les yeux se ferment en imagination (comme ça je peux le faire les yeux ouverts, même quand je suis avec du monde, personne ne se rend compte de rien). Je reste dans du classique : un chemin d’approfondissement m’amène jusque devant la porte de ma salle de contrôle.

Étonnamment, celle-ci ressemble à une vieille porte de sous-marin, usée, rouillée. Lorsque je l’ouvre en devant forcer avec l’épaule, il se produit un grincement sinistre et il y a des toiles d’araignées qui s’étirent et se déchirent.

Le message est clair : cela fait bien longtemps (trop ?) que je ne suis pas venu.

En effet, l’intérieur est très vieux : une machinerie d’un ancien temps qui tourne mal, qui crachote, ça vibre, ça tremble, ça chauffe.

Je détecte tout de suite le problème, il était temps que j’arrive : l’aiguille du manomètre est à fond dans le rouge, il y a trop de pression dans le système, les jointures se fissurent, quelques boulons cèdent, un sifflement aigu accompagné de vapeur brûlante s’échappe.

Je me jette sur la manette et, de toutes mes forces, fait en sorte d’inverser la vapeur et de libérer la pression.
L’aiguille du manomètre commence à descendre dans le orange puis dans le vert. Dans le même temps, je sens mon mal de tête s’en aller avec bonheur et soulagement.

Je sais maintenant que je dois faire attention et qu’il va me falloir revenir régulièrement vérifier cet indicateur.

L’inconscient est sympa, parfois…

Cerise sur le gâteau, surement pour me montrer qu’il a apprécié que je prenne le temps de revenir le voir, mon inconscient m’a fait un cadeau bonus un peu plus tard. Dans l’après-midi, alors que j’avais déjà oublié mon mal de tête et que j’étais plongé dans quelque paperasse administrative, une image s’est imposée à moi : l’aiguille du manomètre en train de continuer de descendre et de passer du vert au … blanc. Et ce blanc, mais quel bonheur. Un blanc qui m’a apporté une légèreté de dingue, de l’énergie aussi, comme un booster qui bouillonne à l’intérieur.

Conclusion ?

Tout ça pour dire : l’inconscient peut t’apporter beaucoup… mais pense de temps en temps à aller le voir et à le remercier, il sera encore plus sympa.

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