Face à la tempête (séance d’autohypnose)

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La situation que nous vivons depuis le début de l’année a mis notre cerveau à rude épreuve…
Même, en étant praticien en hypnose, nous sommes confrontés aux mêmes inquiétudes que les autres, et réagissons en êtres humains. Eh oui, nous ne sommes pas des machines !!!

Peur de l’avenir, angoisse pour nos cabinets qui ne survivront peut-être pas à toutes ces fermetures, stress quant aux flous des directives, doit-on fermer ou peut-on travailler ? 

Toutes ces questions, même si nous pensons être forts et courageux, agissent sur notre état psychologique.

Nous savons tous que notre façon de réagir face à cette situation est une question de choix. Nous avons toujours le choix. C’est notre manière de penser qui définira l’impact des événements sur nous.

Souhaitant vivre la situation le plus sereinement possible, j’ai décidé de faire une séance d’autohypnose.

Induction et approfondissement

J’ai commencé par poser mon objectif, et je suis entrée en transe juste en me concentrant sur ma respiration. 

J’ai décidé d’utiliser le « grand bleu » en approfondissement. Je suis Jacques Mayol. Je me concentre sur l’air qui entre et qui ressort de mes poumons. Je les vide un maximum, puis je les remplis complètement. 

Une fois mes poumons pleins, je commence à descendre le long du filin. Chaque palier que je franchis m’entraîne de plus en plus loin, de plus en plus profondément à l’intérieur de moi-même.

Arrivée au dernier palier, j’aperçois entre les coraux, une sorte de porte. Je me dirige dans cette direction et l’ouvre. Elle donne dans un tunnel qui semble assez long et plutôt sombre, mais je vois au loin une petite lumière. Je m’y engouffre, et plus je me rapproche, plus cette lumière grandit.
Finalement, je sors et je me rends compte que je suis arrivée dans mon lieu ressource.

Ce lieu ressource est une île. Cette île est pleine de dinosaures super gentils. Je discute souvent avec eux de choses et d’autres, et en son centre, il y a la maison de mon grand-père que je n’ai pas connu.

Mon grand-père

Il est toujours installé dans son rocking-chair et fume la pipe. À côté de lui, il y a mon petit bouledogue, Iron que j’ai perdu il y a à peine 2 mois. C’est toujours un grand bonheur de le retrouver.

Je salue mon grand-père et en discutant avec lui, il m’apprend qu’une énorme tempête s’est abattue sur le nord de l’île, qui a été complètement dévastée.
Je décide d’emmener Iron avec moi et d’aller sur place. 

Le voyage sera long et difficile, alors j’accepte l’offre d’un tricératops, et monte sur son dos. Ce fut un incroyable voyage. Je découvrais des paysages hallucinants, et merveilleux. Il y avait des forêts immenses, des rivières, des cascades, des animaux partout. C’était fantastique !!

Le désastre.

Tout d’un coup, le paysage a changé. Ce n’était plus que désolation et tristesse. Tout était ravagé. La foudre avait dû tomber et le feu avait pratiquement tout brûlé. La terre était grise et juste quelques arbres tenaient encore difficilement debout. Il n’y avait plus d’animaux, plus de vie.

Je contemplais ce paysage, et je sentais la tristesse m’envahir. Les animaux autour de moi étaient inquiets, car une grande partie de leur territoire avait disparu.

Reconstruction et espoir.

En y regardant de plus près, j’ai compris qu’il y avait un parallèle avec ce que j’avais l’impression de vivre dans ma vie, et j’ai décidé que je devais agir, que je ne pouvais pas rester là simplement, à contempler cette désolation.

Alors j’ai fait appel aux animaux. Je leur ai demandé de m’aider à tout nettoyer, afin de pouvoir planter de nouveaux arbres. De nous unir tous ensemble, pour redonner vie à cet endroit.

Nous avons uni nos forces, et nous avons nettoyé, coupé, taillé, mis des tuteurs aux arbres malades et enfin nous avons replanté. C’était un merveilleux travail d’équipe.

Vous savez, en état de conscience modifiée, tout peut aller très vite ou pas… 
Alors je me suis assise pour contempler notre travail. J’ai regardé les arbres grandir, les rivières se remettent à couler, les fleurs qui poussaient mettaient de la couleur partout. Ensuite les papillons, les abeilles, les insectes et tous les autres animaux sont revenus. La vie a repris ses droits.

Alors j’ai ressenti, une grande joie et une grande fierté. Les animaux ont oublié leurs inquiétudes, tandis que le calme et la paix envahissaient mon être.

Sereine, face à l’avenir.

Je sais maintenant que je ne dois pas m’inquiéter. Je dois faire ce qui me semble juste et tout simplement me faire confiance, afin de pouvoir faire confiance aux autres.
Je suis retournée chez mon grand-père et je lui ai raconté ce que nous avions fait. Il a souri simplement.
Alors je lui ai dit avoir, ainsi qu’à Iron, et j’ai pris le chemin du retour.

J’ai remercié mon inconscient pour tout le travail qu’il avait accompli, puis je suis revenue dans l’ici et maintenant totalement calme et sereine.


À vous de jouer maintenant !!

Hélène

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