LE SYNDROME DE L’IMPOSTEUR

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Mes débuts de praticienne

J’ai fait ma formation de Praticienne en hypnose en 2018, et je souhaitais quitter très vite le boulot que je détestais, pour vivre de cette passion qu’était devenue l’hypnose. Le seul bémol : Je manquais cruellement de confiance en moi.

Quitter un emploi de salarié, pour se mettre à son compte n’est pas quelque chose de simple, surtout quand votre entourage vous répète que c’est de la folie, et que vous n’y arriverez pas.

Bien évidemment, je me posais beaucoup de questions, mais ma motivation était forte et je suis quand même passé à l’action. J’ai créé mon site internet, puis j’ai ouvert mon cabinet. Je n’avais pas énormément de clients, mais j’ai pu négocier mon départ de l’entreprise et 6 mois plus tard j’étais indépendante.

J’avoue qu’au début je n’étais pas très à l’aise pendant les séances. J’avais l’impression de ne pas m’exprimer comme il le fallait, de ne pas avoir de stratégie, etc.

Bref, j’avais le sentiment de ne pas être à la hauteur et du coup, cette sensation de ne pas être légitime pour demander un paiement…

Je ne doutais pas de tout ce que j’avais appris pendant mes formations, mais je doutais de mes capacités à les utiliser. J’avais cette impression de ne pas être à ma place, d’être moins bien que les autres Hypno, dont je lisais les messages sur les groupes.

Douter de soi, se remettre en question pour progresser est tout à fait normal, mais si ce doute est constamment présent cela devient difficile à vivre !

Le syndrome de l’imposteur, qu’est-ce c’est ?

Mélange d’anxiété, et de manque de confiance en soi, le syndrome de l’imposteur provoque un étrange sentiment d’imposture qui amène une personne à douter de ses capacités, de sa valeur au point de nier son mérite et sa réussite.

Ce terme, a été identifié en 1978, par deux psychologues américaines, Pauline Rose Clance et Suzanne Imes, qui le décrive comme une “expérience”, qui peut arriver à n’importe qui. Ce n’est pas une maladie, mais plutôt un mécanisme psychologique.

C’est un sentiment. Le sentiment de ne pas être à sa place, de ne pas être légitime dans ce que l’ont fait. L’impression de duper les autres, et que tôt ou tard, la supercherie sera découverte.

Les peurs

Ce syndrome, vous l’aurez sans doute compris est nourris par nos propres peurs :

Peur de se tromper, d’être jugé, de se décevoir ou de décevoir les autres, peur d’échouer…

Même si nous savons que les peurs, ne sont que des croyances qui nous empêchent d’avancer et qui très souvent n’ont aucun fondement, ce sont nos croyances !

Un jour, alors que j’étais allez faire une formation, pour enrichir mes connaissances, il y a eu une discussion entre praticiens.

Il se disait, qu’un praticien en surpoids, ne pouvait pas accompagner une personne pour la perte de poids, ou qu’un praticien qui fumait, ne pouvait pas accompagner quelqu’un dans l’arrêt du tabac.

Ces praticiens avaient plus d’expériences que moi, et je me suis pris ces phrases en plein cœur. J’étais en surpoids et je fumais. Quelle était donc ma légitimité à accompagner des personnes ?

Quand je suis rentrée chez moi, j’étais assailli par le doute. Est-ce que je devais continuer à faire ce métier, même s’il était devenu ma raison de vivre. En avais je le droit ?

Plus d’une fois, je me suis dit que, même si les clients que je recevais étaient contents de mon accompagnement, je devrais arrêter, tout laisser tomber et repartir faire un boulot alimentaire.

Heureusement, je suis bien entourée. J’ai pu faire un travail sur moi-même afin de comprendre ce qui se passait, et me reconnecter à mes valeurs. Je ne mentais pas à mes clients. Quand ils venaient pour “retrouver leur poids de forme”, ils savaient que j’étais en surpoids et cela ne les dérangeait pas. Ils venaient me voir, pour mes capacités à les accompagner.

Aujourd’hui je suis heureuse et mon cabinet tourne bien. Mes clients sont content et me laisse de bons avis.

Comment vaincre ses peurs

Beaucoup de praticiens, ont connu ce sentiment au moment de s’installer. Certains même, n’ouvrent jamais de cabinet et passent leur temps à faire des formations, qui ne suffisent pas à les rassurer. D’autres, comme moi, sont pris par le doute et s’ils n’ont personne pour les aider, ils finissent par abandonner.

Je crois que tout d’abord, il faut aller à la rencontre de ses peurs et les apprivoiser.

Il faut être gentil et tolérant avec soi-même. Ne pas interpréter les paroles des autres. Apprendre à accepter les critiques, si elles sont constructives.

Nous ne sommes pas des super héros, mais de simples humains.

Ensuite, il est nécessaire de se reconnecter à ses valeurs et croire en ses capacités. Chacun à ses croyances, mais ce qui est important, c’est de croire en vous.

Ne vous comparez pas aux autres, vous êtes unique.

Échangez avec cette petite voix qui vous murmure des choses à l’oreille et expliquez-lui que vous savez qu’elle veut simplement vous protéger, mais, que vous allez très bien vous en sortir.

Enfin, respirez et foncez !

Rappelez-vous que vous n’êtes pas des sauveurs. Si vous faites votre part du contrat, que vous faites de votre mieux, tout va bien.

Il n’y a pas d’échecs, il n’y a que des apprentissages. Ecoutez ce que vous dit votre cœur et, vivez votre passion !

Hélène

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