Je crois que je ne suis pas la bonne cliente

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Ça commençait très mal…

Séance en visio, quelques problèmes de connexion mais on y arrive. Sandrine me demande si elle peut tenir son téléphone ou s’il faut le poser, si elle peut s’assoir sur une chaise haute ou pas. Le pretalk commence alors immédiatement en sentant cette appréhension et les idées-clichés qui sont présentes.

Quelques traits d’humour permettent de détendre l’atmosphère et de rendre le cadre moins strict. Deuxième avantage ? Cela permet aussi à Sandrine de se lâcher un peu plus sur ses questions et d’évoquer ses peurs. Notamment celle que « ça ne marche pas sur elle ». D’autant qu’elle m’explique ne pas vraiment y croire, mais qu’elle a essayé plein d’autres choses qui n’ont rien donné et qu’un ami à réussi avec l’hypnose alors elle essaye mais sans conviction.

De mon côté ?

Tout est normal… bien sûr. Mais je me dis quand même qu’il va falloir y aller à 200% et ne rien lâcher ou laisser paraitre qui pourrait aller dans le sens que ça n’ira pas pour elle.

Sandrine me lâche ensuite sa phrase fétiche qui reviendra plusieurs fois pendant la séance : « Je crois que je ne suis pas la bonne cliente ».

Pour y répondre ? Mon arme préféré est la provoc et l’humour. La logique ici ou les explications n’auraient surement que très peu d’impact, j’attends le bon moment pour lui faire se rendre compte que ça marche déjà (ratification).

Sandrine a pris rdv pour un arrêt tabac. Pour ceux qui ont assister en formation à une séance arret tabac comme je le fais, les arguments font mouche plusieurs fois et l’hypnose – comme les arguments pour l’aider à se libérer de la clope – commence à faire son chemin dans sa tête et dans sa compréhension.

Arrive le moment de l’hypnose « formelle » et ma brave Sandrine qui me ressort « je ne sais pas si ça va marcher quand même… je crois que je ne suis pas la bonne cliente ».

Après quelques secondes d’induction ? Les paupières sont collées. « AH merde, ça marche !!!! (grand sourire) ».

Le reste, c’est du classique et du bonheur.

La clé ici a été de prendre à la légère et à la rigolade tous ses arguments comme quoi ça n’allait pas marcher avec elle, sans jamais chercher à la convaincre par des mots. Plus avec l’attitude et quelques suggestions détournées qui lui ont permis de me suivre facilement et de « voir ce qui allait se passer » puis surtout un premier phénomène hypnotique (catalepsie de paupières) qui lui a prouvé qu’elle aussi pouvait vivre l’état d’hypnose.

L’attitude est toujours plus importante que la technique utilisée.

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